Recyclerie TRI-MARRANT

Donnez une seconde vie aux objets dont vous ne vous servez plus en les déposant à la recyclerie.
Un canapé, un vase, un tournevis, une machine à laver, un sac à main, un ordinateur, un vélo…en bon état, la recyclerie granvillaise est un espace où chacun dépose des objets qu’il n’utilise plus. Ils seront revendus au profit de la réinsertion, de la mixité sociale et de la réduction des déchets.

CARTE d’IDENTITE – PASSEPORT

Les demandes de passeports et de CNI sont à effectuer exclusivement au Centre Social l’Agora 361 rue Saint Nicolas – 50400 Saint Nicolas de Granville.

Dossiers à constituer uniquement sur rendez-vous au 02 33 50 96 06

https://www.ville-granville.fr/la-ville-citoyennete/mairie/etat-civil-demarches/

Attention, pour l’accueil des demandes de passeport et CNI : Ouverture du service les Lundi, Mardi et Jeudi de 10h-12h et de 13h30 -17h30; Mercredi et Vendredi 9h30 – 11h30 et 12h-17h30.

Ouverture du service pour les retraits de pièces d’identités (PSP/CNI) entre 10h et 11h et 13h30 à 17h30.

 Chaque personne majeur doit récupérer sa CNI ou son passeport en personne, majeurs et enfants à partir de 12 ans.

Les guerres

1914/1918 Cette première guerre mondiale fut particulièrement meurtrière, 1.300.000 morts, tous ou presque des hommes entre 18 et 40 ans, en pleine force de l’âge. Le nombre total de victimes de ce conflit fut de 8,5 millions. Dans chaque ville ou village de France, des monuments sont érigés en leur mémoire, rappelant ainsi cette douloureuse période, et prouvent à quel point toutes les familles Françaises furent touchées. Nous nous devons d’entretenir le souvenir de ces hommes, et de transmettre aux générations futures le devoir de commémoration. Aujourd’hui, bon nombre d’entre nous sont à la recherche de leurs ascendants, voir de leurs origines, phénomène de mode pour certain, pour d’autre un besoin de savoir et comprendre, afin de transmettre à leur tour. Pour vous aider dans vos investigations, nous avons pris soin de reprendre les noms inscrits sur le Monument aux Morts et d’effectuer les recherches correspondantes. C’est sans nul doute avec une certaine émotion, que nous avons reçu d’un descendant de Poilu, une photo de classe datant de 1892 (École des garçons à Saint-Planchers). Bien des enfants apparaissant sur ce cliché, étaient en âge à cette période, d’être envoyés dans les tranchées, nombre d’entre eux ne sont jamais revenus.
ecole-primaire-de-saint-planchers-1892
1939/1945 Morts Civils – Bombardement du 24/07/1944

PATRIX Jules Désiré (01/09/1929-24/07/1944)
PERREE Arthur Jules (23/08/1885-24/07/1944)
PERREE Esther Maria née PINSONNET (31/11/1884-24/07/1944)
MONORGUES Alexandre Yves Marie (22/07/1903 – 24/07/1944)
MARCHERON Serge Léon (20/05/1929 – 24/07/1944)

Famille LEBAILLEUX (1939/1945)

Un épisode tragique qui reste à jamais gravé dans la mémoire des habitants.

27 Juillet 1944, les Alliés sont aux portes de Granville, la ville est pratiquement déserte, les Granvillais se sont réfugiés dans la campagne environnante depuis le débarquement sur les côtes Normandes. C’est la débâcle pour les Allemands, les soldats n’ont pratiquement plus de moyen de locomotion et surtout, ils ont faim.
Cependant, une compagnie Allemande, d’environ une quarantaine hommes, fait irruption au village l’Aumesnil à Saint-Planchers, ils sont comme fou furieux. Ils perquisitionnent dans les fermes à la recherche de nourriture et de chevaux. Dans une grange de la ferme de Louis LEBAILLEUX, cultivateur, les Allemands trouvent un poste émetteur et un fusil de chasse. Quelques semaines plus tôt, et malgré les avertissements de ses voisins, un électricien de Granville convainc Monsieur LEBAILLEUX d’installer et de cacher un poste émetteur dans sa grange. Les conséquences sont irrémédiables, Louis LEBAILLEUX et sont fils, âgé de 23 ans, sont arrêtés l’après-midi du 29 juillet, emmenés et enfermés dans une cave à Saint-Aubin des Préaux. Dans la nuit, à 2 h du matin, les Allemands viennent chercher Ludivine LEBAILLEUX, sa femme et sa fille Simone âgée de 18 ans. Ils seront exécutés d’une balle dans la nuque, et retrouvés le lendemain 30 juillet dans un champ face au château de Saint-Pierre Langers. Les corps sont alors transportés dans l’église de Saint-Planchers. La famille sera inhumée le 5 août 1944, en toute discrétion à 7h du matin. En 1951, une stèle est érigée à la mémoire des parents et enfants LEBAILLEUX, devant une foule immense. Ce monument à été offert par tous les résistants de la Manche et d’ailleurs. Le long de la RD 109, et contre le mur de ce château, une plaque rappelle que cette famille fût fusillée par les nazis, à la veille de la libération.
Louis Marie LEBAILLEUX – né le 12/05/1882 à Champcervon
Marié le 08/06/1909 à Le TANU à :
Ludivine Françoise Marie LEBAILLEUX – née HUSSON – le 09/03/1883 à Hocquigny
Fils – Louis Albert Alphonse LEBAILLEUX – né le 17/11/1921 – à Le Tanu
Fille – Simone Emilienne Aline Marie LEBAILLEUX – née le 14/10/1926 à La Meurdraquière

Les Maires

Un peu d’histoire Le 26 février 1790, l’Assemblée Constituante vote un décret récapitulant les noms et les limites des départements. Il est décidé que la France sera divisée en 83 départements et que le chef-lieu de chacun d’entre eux se situera en leur milieu afin qu’il soit accessible à tous les habitants. Le 24 octobre 1790, l’Assemblée Constituante décrète officiellement le drapeau tricolore, Drapeau Français, en substitution au drapeau blanc. Le drapeau tricolore apparaît dans la toute jeune république française. Il est largement inspiré par la cocarde que les révolutionnaires arborent depuis 1789. Il reprend le bleu et le rouge, couleurs de la ville de Paris, et le blanc, couleur royale. Les premières élections municipales ont lieu en février 1790. Une fois élu, le maire doit prêter serment. Le 20 mars, l’Assemblée Nationale crée un insigne distinctif des fonctions municipales : l’écharpe aux trois couleurs de la Nation, attachée d’un nœud et ornée d’une frange de couleur d’or pour le maire, d’argent pour les officiers municipaux.

Maires successifs de la Commune de Saint Planchers

Historique de Saint-Planchers

Pendant la seconde guerre mondiale dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, les Américains bombardent pour des raisons stratégique, la ville de Saint-Lô. La ville n’est plus qu’un tas de ruine. Les archives départementales n’ont pas été épargnées. De nombreux documents ainsi que des manuscrits précieux, révélant l’historique de notre patrimoine régional, sont partis en fumée. Néanmoins, d’autres documents relatent les événements de notre commune. Les registres Diocésains notamment de la Cathédrale de Coutances, appelés Livre Noir ou Livre Blanc, sont riches d’informations sur les lieux, dates ou personnages. Les Pouillés (Etat et dénombrement de tous les bénéfices, versés à l’église, qui étaient situés dans une étendue de pays ou région déterminée), mais aussi les manuscrits des Abbés ou Curés, conservés à la Gallia Christiana (ensemble encyclopédique, guide historique détaillé des Diocèses et Monastères Français), des analystes, des historiens, sont à l’origine de plusieurs récits, conservés pour la plupart dans les Archives Départementales ou Bibliothèques Nationales, nous laissant ainsi des traces permettant aujourd’hui de mieux connaître et comprendre le passé.
“Nous remercions les Pancraciens, et autres personnes, qui ont largement contribués à nos recherches. Un grand merci pour leur confiance, leur acceuil et leur générosité.” L’histoire de Saint Planchers est assurément et étroitement liée avec celle du Mont Saint Michel (Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO). Saint Planchers / Saint Pancrace : dans le Livre Noir, l’église de cette paroisse est dite de Saint Pancrace, Sancti Pancratii ; on trouve ensuite les formes intermédiaires, Pancertus, Planchertius ; enfin dans le Livre Blanc, on lit : Sanctus Plancheius d’où Saint Planchers. (Extrait : Le Cotentin et l’Avranchin-Epoque Franque-Christianisme-par P. CHESNEL-Professeur Agrégé-1908). Robert De Saint Planchers, alors moine du Mont Saint Michel, fut nommé en l’Abbaye de Saint Pierre de Cernelience (Angleterre) en l’an 1158. Noble Dame Jeanne De Saint Planchers, veuve héritière, fit don aux moines du Mont Saint-Michel en l’an 1248, du patronage de l’Eglise et du Prieuré de l’Oiselière. En ces temps lointains, les lieux, les terres et les bois appartenaient à l’Archange.

L’Eglise  : D’époque Romane, l’église date de fin XIème début XIIème siècle. Elle est sous l’invocation de Saint Pancrace. La partie septentrionale de la nef et sous le porche du midi, sont un reste de la primitive église. De nombreux remaniements ont jalonné la vie de cet édifice au cours des siècles. Elle se trouve sur le chemin des Miquelots venant de Coutances et se rendant au Mont-Saint-Michel. Deux baies ogivales de style gothique datant du XIVème siècle sont surmontées d’une croix. Une des portes de l’église, le porche et la partie inférieure de la tour datent de la fin du XVème début XVIème siècle, comme les autres baies. Des dalles funéraires sont encore visibles à l’intérieur comme à l’extérieur de l’édifice. L’église de Saint Planchers n’est pas classée aux Monuments Historiques, cependant, de nombreux objets et tableaux le sont depuis 1978. Par Ordonnances des différents Rois (Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe), des legs et dons, sous forme de rentes, ont été faits à cette église pour services religieux : comme le Sieur Le Bachelier qui lègue en 1823 la somme de 50 livres tournois, ou cette demoiselle Destouches, en 1827, qui fit don d’une rente annuelle de 55 frs, ou encore, Madame Franquet la Chénaie, en 1847, qui fit un legs d’une rente annuelle de 40 frs. Le 17 avril 1898, l’unique cloche, fondue en 1694, fait l’objet d’une refonte. Suivra l’installation d’une nouvelle sonnerie de trois cloches. Le bois pour confectionner le solide beffroi qui porte les cloches fut donné par M. Gontrand de Blon et charriés gratuitement par Prosper Danin. – Marguerite Marie (grosse cloche) – Jeanne Marie (moyenne cloche) – Marie Georgette Léonie (petite cloche).

Le Presbytère  : La révolution de 1789 apporte des changements à notre commune. Un arrêté du 3 brumaire an III (8 octobre 1795) obligea la Municipalité à louer le Presbytère, devenu bien communal, à Monsieur AVRIL, curé de Saint Planchers, pour 16 livres par an. Le Directoire, (1795-1799) menacé et incapable de faire face à ses embarras financiers, vendit le 24 brumaire an VII (novembre 1799) le dit-presbytère, déclaré bien national, en adjudication, au Directoire d’Avranches, à Monsieur Avril pour la somme de 600 Francs. Ce dernier légua ce bien à sa famille par testament. Puis, légué par voix testamentaire à la municipalité en 1958, ce presbytère deviendra les gîtes communaux que nous connaissons aujourd’hui. En mai 1803, la municipalité vote une indemnité de logement de 50 livres par an au prêtre. En 1824, la commune fit l’acquisition du second presbytère ainsi que de la cour et du jardin qui en dépendent. La paroisse de Saint Planchers est rattachée à celle de Saint Pair s/mer et le presbytère abrite aujourd’hui la mairie.
Les Granges à Dîmes : La dîme (1) (du latin decima, dixième) est, depuis le Moyen-Âge et jusqu’à la Révolution française, une redevance en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles collectés en faveur de l’Église catholique. Une dîme (du vieux français “dixme” soit “dixième”) est une dixième partie de quelque chose, payée (en général) comme contribution volontaire ou d’une taxe ou d’un prélèvement, habituellement en soutien d’une organisation religieuse chrétienne. Aujourd’hui, les dîmes sont volontaires et payées en espèces, chèques, ou provisions de base, alors qu’historiquement, les dîmes pouvaient être payées en nature, tels que les produits agricoles. Plusieurs pays européens appliquent un processus lié à la fiscalité permettant d’évaluer les dîmes de certaines églises. (1) La “dîme” a également un sens économique et juridique, qui remonte au Moyen Âge. Pour beaucoup de familles Nobles ayant vécu à Saint-Planchers, les habitants étaient leurs redevanciers. C’est pourquoi on comptait de nombreuses granges à Dîmes en Saint-Planchers. -* 1. Au village de la Chasnière, sur la route de Granville à Villedieu ; elle appartenait aux De La Motte, seigneur de la Chasnière et de la Mônerie. (Channière et Moinerie). -* 2. Une autre, aujourd’hui détruite, se trouvait entre le pressoir de l’ancien presbytère et la route qui passe sous le cimetière au sud ; elle servait à la propriété du Manoir qui appartenait, en partie, au curé de Saint-Planchers et, en partie, aux moines du Mont Saint-Michel. -* 3. La grange de tableau, au village de la Table devait desservir les propriétés de la famille Yset. -* 4. Enfin, celle de l’Oiselière, le prieuré ayant des revenus considérables.

Chapelle Saint-Jacques : Avant la révolution, il y avait une petite chapelle au lieu dit « Malicorne », ainsi qu’un château, qui appartenaient à l’opulente famille des Yset, aujourd’hui détruits. Dans la cour de cet ancien château, s’élevait une croix en pierre très ancienne. Pour la soustraire au vandalisme révolutionnaire, les propriétaires aidés de Jules Hamelin, enfouirent la croix avec le socle et les marches qui l’entouraient. Plus tard, une héritière de la famille Yset, habitant Granville retrouva la croix et la fit porter à Granville. Elle sera érigée sur la petite place au bout de la sacristie de l’église Notre-Dame du cap Lihou.

Prieuré de Loysellière  : (L’Oiselière) Successivement, Prieuré puis Manoir puis Château de l’Oiselière. Répertorié comme l’une des deux villas du Mont Saint-Michel, l’autre étant celle de Brion. Abrité par un bois dénommé Praël, il était à la fois en Saint-Planchers et en Saint-Aubin-Des-Préaux. D’après Thomas Le Roy, analyste du Mont, la construction de la Chapelle remonte au début du XIVème s.
Dans ce prieuré-manoir, vécut et mourut un homme réunissant le double titre de 39ème Abbé du Mont Saint-Michel et 70ème Evêque de Coutances. Artus de Cossé (de la Maison des Brissac), est l’un des trois enfants illégitimes de Charles 1er – Comte de Brissac – Maréchal de France (1507-1563). Les origines de sa mère restent confuses ; on parle de Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II ou de la Signora Novidalla, que Charles 1er aurait rencontrée lors des guerres de Naples et du Piémont. Artus, devint évêque de Coutances en 1562 ; il succéda à son oncle Philippe de Cossé, évêque de Coutances et frère de Charles 1er. Il fut légitimé en 1571. Mort le 7 octobre 1587 à l’Oiselière, il sera inhumé dans la cathédrale de Coutances. Artus était conseiller et Aumônier d’Henri de France, Duc d’Anjou. Il n’existe pas de portait d’Artus, seules subsistent ses armoiries : “de sable à trois faces dentées d’or”, encadrées dans le collier de l’ordre de Saint-Michel, soutenues par deux génies, sont conservées au musée d’Avranches.

Carte du Diocèse de Coutances 1689

Les Moulins : (extraits des archives paroissiales-1861) Saint-Planchers à de forts ruisseaux qui servent à l’exploitation de nombreux moulins. Trois rivières coulant du N.E au S.O partagent la commune en deux groupes de hauteur. Au Nord, le Boscq limite la commune sur une distance de un kilomètre. Le Boscq prend sa source à Saint-Sauveur-La-Pommeraye. Au Sud, la Lesque (Saigue ou Seigne) sert de limite à toute la partie Sud. La Lesque prend sa source à la Beslière et se jette dans la Manche à Saint-Pair-sur-Mer. Au centre, passe la Trillerie qui coupe horizontalement la commune en deux parties, passe par le moulin Corblin et va se joindre à deux autres ruisseaux : celui de l’Oiselière, appelé la Saigue ou Venlée et celui de Gatigny ou Glatigny au Moulin Neuf. La Trillerie prend sa source à Malicorne. Ces deux derniers ruisseaux passent par le moulin à huile situé à la Porte-aux-Hoguais, près de l’Oiselière ; le moulin à huile fut détruit en 1858 lors d’une inondation causée par un fort orage et occasionnant la rupture du barrage du Pont-Roger ; la meule du moulin, toujours existante, se trouve dans un jardin. Le Moulin Tourneur, à la Vesquerie, ayant brûlé, fut remplacé par le moulin de Kair. Le moulin de la Consciance était situé entre le moulin Tourneur et le Moulin de Kair situé à Saint-Aubin-des-Préaux.

Plan de Cassini XVIIIème s.

Guerre de Vendée, La Chouannerie : Saint-Planchers n’eut pas ou peu à souffrir de la part des gens de guerre. Cependant, au village Malicorne, il y eu un « Chevalier Destouches », immortalisé par un roman de Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) publié en 1864. La famille Destouches résidait au village Malicorne en Saint-Planchers, dans une jolie bâtisse, que l’on surnommait, “la maison aux quatre cheminées et au toit de chaume”. Les Destouches, famille acquise aux idées libérales de la Révolution, était néanmoins restés profondément royalistes. Jacques René Destouches, né le 10 février 1780 à Granville, est le fils d’Olive Thérèse Perrette Ganné de Grandmaison et de Jacques René François Destouches, sieur de la Fresnaye (1742 – 1798). C’est sous le nom de Pénitel, que Jacques René Destouches père organisa un important service de la Correspondance (*) entre Jersey, Guernesey et le Cotentin et l’Avranchin. A la mort de ce dernier, le jeune Destouches, alors âgé de 18 ans, prolongea les activités de son père. Extrait du bulletin n°32 – Services secrets dans la Baie du Mont Saint-Michel de Robert Sinsoilliez : « Au mois de mai 1795, sous le pseudonyme d’Auguste, Jacques Destouches fils, un adolescent de quinze ans qui poursuivait des études d’hydrographie, partagea avec son père les dangers de la Correspondance entre Jersey et la Normandie. Désormais, il se chargea des débarquements d’émigrés. A l’heure de la veillée, le 12 juin, se tint à Malicorne, en la ferme familiale à Saint-Planchers, un conseil dirigé par Frotté, fidèle à son personnage, sans cesse moulé dans un dolman de hussard et un pantalon gris à la hussarde, coiffé d’un mouchoir de soie à l’indienne sous un tricorne, armé d’un pistolet, d’un poignard et d’un mousqueton de cavalerie. Au milieu de la nuit, Frotté monta à cheval pour se rendre dans l’Orne. Après ces entrevues, Jacques Destouches déploya une activité intense à travers toute la région. En décembre, il quitta Gorey (Jersey) avec dix-neuf nobles émigrés qu’il conduisit à Malicorne après deux jours et une nuit d’une mer démontée. »… « Après de nombreuses missions, Jacques Destouches fils, fut arrêté, condamné à mort et enfermé à la prison d’Avranches puis celle de Coutances d’où les Chouans le firent évader. Passé en Angleterre, il revint en France lors de la chute de Napoléon. Il termina sa vie à l’asile d’aliénés du Bon Sauveur à Caen, le 18 mai 1858. » (*)La Correspondance secrète, recouvrait tous les transferts et transports clandestins (officiers en exil, nombreux prêtres, émissaires, suspects recherchés, espions, courrier, armes, munitions…) Sources :
Abrégé de la vie des Evêques de Coutances (1742) par Laurent Rouault
L’Avranchin Monumental et Historique (1845-1846) par Edouard Le Héricher
Histoire du Mont Saint-Michel au péril de la mer et du Mont Tombelaine (1869) par l’Abbé J. Deschamps du Manoir
Histoire Eclésiastique du Diocèse de Coutances (1886) par René Toustain de Billy
Le statuaire en Normandie (1899) Discours de M. Le Chanoine Porée
Le Cotentin et l’Avranchin depuis les origines jusqu’au XIIème siècle (1908) par P. Chesnel
Les espions du Roi (2006) par Robert Sinsoilliez
Bellavidès – Le Chouan de l’Avranchin (2006) par Alain Landurant
Les Paisneaux mes ancêtres (2001) par Charly Guilmard

Découverte

Les Chemins de randonnée Une récente étude fait apparaître que notre commune comprend 28 km de chemins ruraux, dont 17 km en chemins de randonnée. Ce recensement permet de promouvoir le paysage naturel du bocage Normand pour tous ceux et toutes celles qui aiment la randonnée.
Nos chemins ont une histoire … Lors de vos promenades sur les chemins de la commune, vous découvrirez en des lieux différents, des petites pancartes, réalisées par l’association « Nature & Loisirs », relatant de faits historiques.

La MoinerieL’égliseL’AumesnilLe cimetièreL’Oiselière

La gare / la posteLes granges à dîmesLa vallée de l’Oiselière

Les moulins de l’OiselièreMalicorne

mont-st-michelNotre environnement géographique est riche en patrimoine et en histoire. Du Mont Saint-Michel (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO) aux Iles Chausey et Anglo-Normandes (Jersey, Guernesey, Sark et Aurigny), l’Abbaye de Hambye et de la Lucerne, notre région offre une prodigieuse palette de découvertes.

iles-chausey

Le Jumelage

10-fevrier-2001 C’est à l’initiative de Rémi LENOËL, précédent Maire de Saint-Planchers (1983-2006), et Serge PARIS, alors 1er Adjoint, que naît le comité de jumelage. En effet, recherchant des critères similaires avec Saint-Planchers mais géographiquement opposés, c’est dans le courant de l’année 2000 que M. LENOËL demande au Conseil Général du Jura de lui communiquer une liste des communes intéressées par un jumelage. Le Maire de Saint-Planchers retient la commune de Longchaumois, culminant à 900 m d’altitude dans le Haut-Jura pour sa similitude presque parfaite avec Saint-Planchers tant sur le plan démographique que sur le plan économique : d’un côté, le Haut-Jura, une région riche de ses montagnes et plateaux à plus de 1 000 m d’altitude et désireuse de développer ses stations de sports d’hiver, non loin de Saint-Claude connue pour la fabrication des pipes, et de Morez connue pour la fabrication de montures de lunettes ; de l’autre, la Basse Normandie, une région au climat tempéré, vivant au rythme des marées, non loin du Mont Saint-Michel et des Iles Chausey. Les délégations des deux villes, composées des représentants municipaux, M. Rémi LENOËL, Maire de Saint-Planchers et M. Jean-Gabriel NAST, Maire de Longchaumois, ainsi que les futurs membres du comité de jumelage, se sont retrouvés à deux reprises pour la signature de la charte, dans leurs communes respectives : tout d’abord le 20 janvier 2001, à Longchaumois, puis le 10 février 2001 à St-Planchers. Au-delà de cet acte symbolique, on retiendra particulièrement le climat de joie et de bonne humeur qui a scellé cette amitié naissante. Les statuts du comité de jumelage auront pour objet : « …de promouvoir des relations d’amitié et de coopérations culturelles, touristiques, sociales, sportives et économiques intéressant l’ensemble des populations des villes jumelées ; d’encourager les échanges de représentants des divers domaines de vie et favoriser les contacts personnels et humains. » extrait du journal officiel du 7 juillet 2001.
Contact : Voir liste des associations (M. LEMONNIER Eric)10-fevrier-2001-1

Le monde rural

Notre belle région Normande couvre une activité agricole à multiples vocations où se côtoient des régions d’élevage (bovins pour le lait et la viande, porcs, volailles et lapins, moutons, chevaux) et des zones de culture (céréales et oléoprotéagineux, lin, betteraves, pommes de terre, légumes, fruits, horticulture). Avec 600 km de côtes, la Normandie est l’un des plus importants bassins conchylicoles (huitres et moules). C’est également une grande zone de pêche.
La Normandie est la première région Française en production de lait de vache servant à la confection de fromages (fromages frais, fromages à pâte molle, camembert), de beurre et de crème. Egalement première productrice de pommes à cidres et de produits cidricoles, de lin textile sans oublier les chevaux.
Depuis de nombreuses années, les agriculteurs normands se sont engagés dans des démarches de qualité. Certains d’entre eux proposent aux consommateurs un large choix de produits sous signe officiel d’identification de la qualité et de l’origine. En Normandie, on dénombre 13 AOC (produits laitiers et cidricoles, agneau), de nombreux Labels Rouges (viande bovine, porcine, volailles et œufs, produits laitiers, légumes, produits de la mer). La Normandie compte également un peu plus de 1.000 exploitations en Agriculture Biologique (lait et produits laitiers, viandes et volailles, œufs, cidre, céréales, fruits et légumes, miel…).

Mais l’agriculture c’est aussi des paysages ruraux à découvrir, dans un environnement préservé. Outre la fonction de production de matières premières agricoles, les agriculteurs assurent de nombreuses autres activités : ils s’engagent dans des démarches de préservation de l’environnement et de la ressource en eau, ils contribuent à la valorisation et à l’entretien des paysages ainsi qu’à l’aménagement de l’espace rural.

Edouard Le Héricher écrit dans son livre « l’Avranchin Monumental et Historique » publié en 1845 : « Saint Planchers était une terre de Saint Michel : l’Église, le Prieuré de l’Oiselière, les bois, et la plupart des fiefs appartenaient à l’Archange ». La redevance due au moine du Mont était la dîme (le dixième de la récolte).

L’espace rural se caractérise par une densité de population relativement faible, par un paysage à couverture végétale culminante (champs, prairies, forêts, autres espaces naturels), par une activité agricole relativement importante, du moins par les surfaces qu’elle occupe.
La commune de Saint Planchers s’étend sur 1.200 hectares, dont 900 ares sont soit cultivés soit en pâturage. Les exploitations agricoles sont encore nombreuses et symbolisent une activité dominante sur le territoire communale.
Cette activité, tournée essentiellement vers l’élevage bovin, est consacrée à la production de lait, l’un des premiers facteurs de ressource mais aussi la vente de viande bovine.
La culture du blé, l’ensilage de maïs, d’herbe, servent à la nourriture et l’entretien du bétail.
A l’heure où l’urbanisation ne cesse de se développer, Saint Planchers est fier de préserver ses territoires ruraux et s’emploi à harmoniser la diversité entre une population urbaine et rurale.

La profession agricole quant à elle, a à cœur de faire progresser l’activité vers un futur plus cohérent et une volonté incontestable d’agir respectueusement en faveur de l’environnement.

Chambre Régionale d’Agriculture de Normandie : http://www.normandie.chambagri.fr

CRDA de la Manche : http://www.pardessuslahaie.net/crda-manche

SMBCG (Syndicat Mixte des Bassins versants Côtiers Granvillais) : http://www.smbcg.fr