Historique de Saint-Planchers

Pendant la seconde guerre mondiale dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, les Américains bombardent pour des raisons stratégique, la ville de Saint-Lô. La ville n’est plus qu’un tas de ruine. Les archives départementales n’ont pas été épargnées. De nombreux documents ainsi que des manuscrits précieux, révélant l’historique de notre patrimoine régional, sont partis en fumée. Néanmoins, d’autres documents relatent les événements de notre commune. Les registres Diocésains notamment de la Cathédrale de Coutances, appelés Livre Noir ou Livre Blanc, sont riches d’informations sur les lieux, dates ou personnages. Les Pouillés (Etat et dénombrement de tous les bénéfices, versés à l’église, qui étaient situés dans une étendue de pays ou région déterminée), mais aussi les manuscrits des Abbés ou Curés, conservés à la Gallia Christiana (ensemble encyclopédique, guide historique détaillé des Diocèses et Monastères Français), des analystes, des historiens, sont à l’origine de plusieurs récits, conservés pour la plupart dans les Archives Départementales ou Bibliothèques Nationales, nous laissant ainsi des traces permettant aujourd’hui de mieux connaître et comprendre le passé.

« Nous remercions les Pancraciens, et autres personnes, qui ont largement contribués à nos recherches. Un grand merci pour leur confiance, leur acceuil et leur générosité. » L’histoire de Saint Planchers est assurément et étroitement liée avec celle du Mont Saint Michel (Classé au Patrimoine Mondial de l’UNESCO). Saint Planchers / Saint Pancrace : dans le Livre Noir, l’église de cette paroisse est dite de Saint Pancrace, Sancti Pancratii ; on trouve ensuite les formes intermédiaires, Pancertus, Planchertius ; enfin dans le Livre Blanc, on lit : Sanctus Plancheius d’où Saint Planchers. (Extrait : Le Cotentin et l’Avranchin-Epoque Franque-Christianisme-par P. CHESNEL-Professeur Agrégé-1908). Robert De Saint Planchers, alors moine du Mont Saint Michel, fut nommé en l’Abbaye de Saint Pierre de Cernelience (Angleterre) en l’an 1158. Noble Dame Jeanne De Saint Planchers, veuve héritière, fit don aux moines du Mont Saint-Michel en l’an 1248, du patronage de l’Eglise et du Prieuré de l’Oiselière. En ces temps lointains, les lieux, les terres et les bois appartenaient à l’Archange.

L’Eglise  : D’époque Romane, l’église date de fin XIème début XIIème siècle. Elle est sous l’invocation de Saint Pancrace. La partie septentrionale de la nef et sous le porche du midi, sont un reste de la primitive église. De nombreux remaniements ont jalonné la vie de cet édifice au cours des siècles. Elle se trouve sur le chemin des Miquelots venant de Coutances et se rendant au Mont-Saint-Michel. Deux baies ogivales de style gothique datant du XIVème siècle sont surmontées d’une croix. Une des portes de l’église, le porche et la partie inférieure de la tour datent de la fin du XVème début XVIème siècle, comme les autres baies. Des dalles funéraires sont encore visibles à l’intérieur comme à l’extérieur de l’édifice. L’église de Saint Planchers n’est pas classée aux Monuments Historiques, cependant, de nombreux objets et tableaux le sont depuis 1978. Par Ordonnances des différents Rois (Louis XVIII, Charles X, Louis-Philippe), des legs et dons, sous forme de rentes, ont été faits à cette église pour services religieux : comme le Sieur Le Bachelier qui lègue en 1823 la somme de 50 livres tournois, ou cette demoiselle Destouches, en 1827, qui fit don d’une rente annuelle de 55 frs, ou encore, Madame Franquet la Chénaie, en 1847, qui fit un legs d’une rente annuelle de 40 frs. Le 17 avril 1898, l’unique cloche, fondue en 1694, fait l’objet d’une refonte. Suivra l’installation d’une nouvelle sonnerie de trois cloches. Le bois pour confectionner le solide beffroi qui porte les cloches fut donné par M. Gontrand de Blon et charriés gratuitement par Prosper Danin. – Marguerite Marie (grosse cloche) – Jeanne Marie (moyenne cloche) – Marie Georgette Léonie (petite cloche).

Le Presbytère  : La révolution de 1789 apporte des changements à notre commune. Un arrêté du 3 brumaire an III (8 octobre 1795) obligea la Municipalité à louer le Presbytère, devenu bien communal, à Monsieur AVRIL, curé de Saint Planchers, pour 16 livres par an. Le Directoire, (1795-1799) menacé et incapable de faire face à ses embarras financiers, vendit le 24 brumaire an VII (novembre 1799) le dit-presbytère, déclaré bien national, en adjudication, au Directoire d’Avranches, à Monsieur Avril pour la somme de 600 Francs. Ce dernier légua ce bien à sa famille par testament. Puis, légué par voix testamentaire à la municipalité en 1958, ce presbytère deviendra les gîtes communaux que nous connaissons aujourd’hui. En mai 1803, la municipalité vote une indemnité de logement de 50 livres par an au prêtre. En 1824, la commune fit l’acquisition du second presbytère ainsi que de la cour et du jardin qui en dépendent. La paroisse de Saint Planchers est rattachée à celle de Saint Pair s/mer et le presbytère abrite aujourd’hui la mairie.

Les Granges à Dîmes : La dîme (1) (du latin decima, dixième) est, depuis le Moyen-Âge et jusqu’à la Révolution française, une redevance en nature ou en argent, portant principalement sur les revenus agricoles collectés en faveur de l’Église catholique. Une dîme (du vieux français « dixme » soit « dixième ») est une dixième partie de quelque chose, payée (en général) comme contribution volontaire ou d’une taxe ou d’un prélèvement, habituellement en soutien d’une organisation religieuse chrétienne. Aujourd’hui, les dîmes sont volontaires et payées en espèces, chèques, ou provisions de base, alors qu’historiquement, les dîmes pouvaient être payées en nature, tels que les produits agricoles. Plusieurs pays européens appliquent un processus lié à la fiscalité permettant d’évaluer les dîmes de certaines églises. (1) La « dîme » a également un sens économique et juridique, qui remonte au Moyen Âge. Pour beaucoup de familles Nobles ayant vécu à Saint-Planchers, les habitants étaient leurs redevanciers. C’est pourquoi on comptait de nombreuses granges à Dîmes en Saint-Planchers. -* 1. Au village de la Chasnière, sur la route de Granville à Villedieu ; elle appartenait aux De La Motte, seigneur de la Chasnière et de la Mônerie. (Channière et Moinerie). -* 2. Une autre, aujourd’hui détruite, se trouvait entre le pressoir de l’ancien presbytère et la route qui passe sous le cimetière au sud ; elle servait à la propriété du Manoir qui appartenait, en partie, au curé de Saint-Planchers et, en partie, aux moines du Mont Saint-Michel. -* 3. La grange de tableau, au village de la Table devait desservir les propriétés de la famille Yset. -* 4. Enfin, celle de l’Oiselière, le prieuré ayant des revenus considérables.

Chapelle Saint-Jacques : Avant la révolution, il y avait une petite chapelle au lieu dit « Malicorne », ainsi qu’un château, qui appartenaient à l’opulente famille des Yset, aujourd’hui détruits. Dans la cour de cet ancien château, s’élevait une croix en pierre très ancienne. Pour la soustraire au vandalisme révolutionnaire, les propriétaires aidés de Jules Hamelin, enfouirent la croix avec le socle et les marches qui l’entouraient. Plus tard, une héritière de la famille Yset, habitant Granville retrouva la croix et la fit porter à Granville. Elle sera érigée sur la petite place au bout de la sacristie de l’église Notre-Dame du cap Lihou.

Prieuré de Loysellière  : (L’Oiselière) Successivement, Prieuré puis Manoir puis Château de l’Oiselière. Répertorié comme l’une des deux villas du Mont Saint-Michel, l’autre étant celle de Brion. Abrité par un bois dénommé Praël, il était à la fois en Saint-Planchers et en Saint-Aubin-Des-Préaux. D’après Thomas Le Roy, analyste du Mont, la construction de la Chapelle remonte au début du XIVème s.

Dans ce prieuré-manoir, vécut et mourut un homme réunissant le double titre de 39ème Abbé du Mont Saint-Michel et 70ème Evêque de Coutances. Artus de Cossé (de la Maison des Brissac), est l’un des trois enfants illégitimes de Charles 1er – Comte de Brissac – Maréchal de France (1507-1563). Les origines de sa mère restent confuses ; on parle de Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II ou de la Signora Novidalla, que Charles 1er aurait rencontrée lors des guerres de Naples et du Piémont. Artus, devint évêque de Coutances en 1562 ; il succéda à son oncle Philippe de Cossé, évêque de Coutances et frère de Charles 1er. Il fut légitimé en 1571. Mort le 7 octobre 1587 à l’Oiselière, il sera inhumé dans la cathédrale de Coutances. Artus était conseiller et Aumônier d’Henri de France, Duc d’Anjou. Il n’existe pas de portait d’Artus, seules subsistent ses armoiries : « de sable à trois faces dentées d’or », encadrées dans le collier de l’ordre de Saint-Michel, soutenues par deux génies, sont conservées au musée d’Avranches.

Carte du Diocèse de Coutances 1689

Les Moulins : (extraits des archives paroissiales-1861) Saint-Planchers à de forts ruisseaux qui servent à l’exploitation de nombreux moulins. Trois rivières coulant du N.E au S.O partagent la commune en deux groupes de hauteur. Au Nord, le Boscq limite la commune sur une distance de un kilomètre. Le Boscq prend sa source à Saint-Sauveur-La-Pommeraye. Au Sud, la Lesque (Saigue ou Seigne) sert de limite à toute la partie Sud. La Lesque prend sa source à la Beslière et se jette dans la Manche à Saint-Pair-sur-Mer. Au centre, passe la Trillerie qui coupe horizontalement la commune en deux parties, passe par le moulin Corblin et va se joindre à deux autres ruisseaux : celui de l’Oiselière, appelé la Saigue ou Venlée et celui de Gatigny ou Glatigny au Moulin Neuf. La Trillerie prend sa source à Malicorne. Ces deux derniers ruisseaux passent par le moulin à huile situé à la Porte-aux-Hoguais, près de l’Oiselière ; le moulin à huile fut détruit en 1858 lors d’une inondation causée par un fort orage et occasionnant la rupture du barrage du Pont-Roger ; la meule du moulin, toujours existante, se trouve dans un jardin. Le Moulin Tourneur, à la Vesquerie, ayant brûlé, fut remplacé par le moulin de Kair. Le moulin de la Consciance était situé entre le moulin Tourneur et le Moulin de Kair situé à Saint-Aubin-des-Préaux.

Plan de Cassini XVIIIème s.

Guerre de Vendée, La Chouannerie : Saint-Planchers n’eut pas ou peu à souffrir de la part des gens de guerre. Cependant, au village Malicorne, il y eu un « Chevalier Destouches », immortalisé par un roman de Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) publié en 1864. La famille Destouches résidait au village Malicorne en Saint-Planchers, dans une jolie bâtisse, que l’on surnommait, « la maison aux quatre cheminées et au toit de chaume ». Les Destouches, famille acquise aux idées libérales de la Révolution, était néanmoins restés profondément royalistes. Jacques René Destouches, né le 10 février 1780 à Granville, est le fils d’Olive Thérèse Perrette Ganné de Grandmaison et de Jacques René François Destouches, sieur de la Fresnaye (1742 – 1798). C’est sous le nom de Pénitel, que Jacques René Destouches père organisa un important service de la Correspondance (*) entre Jersey, Guernesey et le Cotentin et l’Avranchin. A la mort de ce dernier, le jeune Destouches, alors âgé de 18 ans, prolongea les activités de son père. Extrait du bulletin n°32 – Services secrets dans la Baie du Mont Saint-Michel de Robert Sinsoilliez : « Au mois de mai 1795, sous le pseudonyme d’Auguste, Jacques Destouches fils, un adolescent de quinze ans qui poursuivait des études d’hydrographie, partagea avec son père les dangers de la Correspondance entre Jersey et la Normandie. Désormais, il se chargea des débarquements d’émigrés. A l’heure de la veillée, le 12 juin, se tint à Malicorne, en la ferme familiale à Saint-Planchers, un conseil dirigé par Frotté, fidèle à son personnage, sans cesse moulé dans un dolman de hussard et un pantalon gris à la hussarde, coiffé d’un mouchoir de soie à l’indienne sous un tricorne, armé d’un pistolet, d’un poignard et d’un mousqueton de cavalerie. Au milieu de la nuit, Frotté monta à cheval pour se rendre dans l’Orne. Après ces entrevues, Jacques Destouches déploya une activité intense à travers toute la région. En décembre, il quitta Gorey (Jersey) avec dix-neuf nobles émigrés qu’il conduisit à Malicorne après deux jours et une nuit d’une mer démontée. »… « Après de nombreuses missions, Jacques Destouches fils, fut arrêté, condamné à mort et enfermé à la prison d’Avranches puis celle de Coutances d’où les Chouans le firent évader. Passé en Angleterre, il revint en France lors de la chute de Napoléon. Il termina sa vie à l’asile d’aliénés du Bon Sauveur à Caen, le 18 mai 1858. » (*)La Correspondance secrète, recouvrait tous les transferts et transports clandestins (officiers en exil, nombreux prêtres, émissaires, suspects recherchés, espions, courrier, armes, munitions…) Sources :

Abrégé de la vie des Evêques de Coutances (1742) par Laurent Rouault

L’Avranchin Monumental et Historique (1845-1846) par Edouard Le Héricher

Histoire du Mont Saint-Michel au péril de la mer et du Mont Tombelaine (1869) par l’Abbé J. Deschamps du Manoir

Histoire Eclésiastique du Diocèse de Coutances (1886) par René Toustain de Billy

Le statuaire en Normandie (1899) Discours de M. Le Chanoine Porée

Le Cotentin et l’Avranchin depuis les origines jusqu’au XIIème siècle (1908) par P. Chesnel

Les espions du Roi (2006) par Robert Sinsoilliez

Bellavidès – Le Chouan de l’Avranchin (2006) par Alain Landurant

Les Paisneaux mes ancêtres (2001) par Charly Guilmard

Les Maires

Un peu d’histoire Le 26 février 1790, l’Assemblée Constituante vote un décret récapitulant les noms et les limites des départements. Il est décidé que la France sera divisée en 83 départements et que le chef-lieu de chacun d’entre eux se situera en leur milieu afin qu’il soit accessible à tous les habitants. Le 24 octobre 1790, l’Assemblée Constituante décrète officiellement le drapeau tricolore, Drapeau Français, en substitution au drapeau blanc. Le drapeau tricolore apparaît dans la toute jeune république française. Il est largement inspiré par la cocarde que les révolutionnaires arborent depuis 1789. Il reprend le bleu et le rouge, couleurs de la ville de Paris, et le blanc, couleur royale. Les premières élections municipales ont lieu en février 1790. Une fois élu, le maire doit prêter serment. Le 20 mars, l’Assemblée Nationale crée un insigne distinctif des fonctions municipales : l’écharpe aux trois couleurs de la Nation, attachée d’un nœud et ornée d’une frange de couleur d’or pour le maire, d’argent pour les officiers municipaux.

Maires successifs de la Commune de Saint Planchers

Les guerres

1914/1918 Cette première guerre mondiale fut particulièrement meurtrière, 1.300.000 morts, tous ou presque des hommes entre 18 et 40 ans, en pleine force de l’âge. Le nombre total de victimes de ce conflit fut de 8,5 millions. Dans chaque ville ou village de France, des monuments sont érigés en leur mémoire, rappelant ainsi cette douloureuse période, et prouvent à quel point toutes les familles Françaises furent touchées. Nous nous devons d’entretenir le souvenir de ces hommes, et de transmettre aux générations futures le devoir de commémoration. Aujourd’hui, bon nombre d’entre nous sont à la recherche de leurs ascendants, voir de leurs origines, phénomène de mode pour certain, pour d’autre un besoin de savoir et comprendre, afin de transmettre à leur tour. Pour vous aider dans vos investigations, nous avons pris soin de reprendre les noms inscrits sur le Monument aux Morts et d’effectuer les recherches correspondantes. C’est sans nul doute avec une certaine émotion, que nous avons reçu d’un descendant de Poilu, une photo de classe datant de 1892 (École des garçons à Saint-Planchers). Bien des enfants apparaissant sur ce cliché, étaient en âge à cette période, d’être envoyés dans les tranchées, nombre d’entre eux ne sont jamais revenus.
ecole-primaire-de-saint-planchers-1892

 
 
 
 
1939/1945 Morts Civils – Bombardement du 24/07/1944

PATRIX Jules Désiré (01/09/1929-24/07/1944)

PERREE Arthur Jules (23/08/1885-24/07/1944)

PERREE Esther Maria née PINSONNET (31/11/1884-24/07/1944)

MONORGUES Alexandre Yves Marie (22/07/1903 – 24/07/1944)

MARCHERON Serge Léon (20/05/1929 – 24/07/1944)

Famille LEBAILLEUX (1939/1945)

Un épisode tragique qui reste à jamais gravé dans la mémoire des habitants.

27 Juillet 1944, les Alliés sont aux portes de Granville, la ville est pratiquement déserte, les Granvillais se sont réfugiés dans la campagne environnante depuis le débarquement sur les côtes Normandes. C’est la débâcle pour les Allemands, les soldats n’ont pratiquement plus de moyen de locomotion et surtout, ils ont faim.
Cependant, une compagnie Allemande, d’environ une quarantaine hommes, fait irruption au village l’Aumesnil à Saint-Planchers, ils sont comme fou furieux. Ils perquisitionnent dans les fermes à la recherche de nourriture et de chevaux. Dans une grange de la ferme de Louis LEBAILLEUX, cultivateur, les Allemands trouvent un poste émetteur et un fusil de chasse. Quelques semaines plus tôt, et malgré les avertissements de ses voisins, un électricien de Granville convainc Monsieur LEBAILLEUX d’installer et de cacher un poste émetteur dans sa grange. Les conséquences sont irrémédiables, Louis LEBAILLEUX et sont fils, âgé de 23 ans, sont arrêtés l’après-midi du 29 juillet, emmenés et enfermés dans une cave à Saint-Aubin des Préaux. Dans la nuit, à 2 h du matin, les Allemands viennent chercher Ludivine LEBAILLEUX, sa femme et sa fille Simone âgée de 18 ans. Ils seront exécutés d’une balle dans la nuque, et retrouvés le lendemain 30 juillet dans un champ face au château de Saint-Pierre Langers. Les corps sont alors transportés dans l’église de Saint-Planchers. La famille sera inhumée le 5 août 1944, en toute discrétion à 7h du matin. En 1951, une stèle est érigée à la mémoire des parents et enfants LEBAILLEUX, devant une foule immense. Ce monument à été offert par tous les résistants de la Manche et d’ailleurs. Le long de la RD 109, et contre le mur de ce château, une plaque rappelle que cette famille fût fusillée par les nazis, à la veille de la libération.
Louis Marie LEBAILLEUX – né le 12/05/1882 à Champcervon

Marié le 08/06/1909 à Le TANU à :

Ludivine Françoise Marie LEBAILLEUX – née HUSSON – le 09/03/1883 à Hocquigny

Fils – Louis Albert Alphonse LEBAILLEUX – né le 17/11/1921 – à Le Tanu

Fille – Simone Emilienne Aline Marie LEBAILLEUX – née le 14/10/1926 à La Meurdraquière